Les bilatérales

Les bilatérales remplacent les négociations de couloir

C’est plus présentable et aussi efficace. Il faudra un jour que les psychologues sociaux écrivent une sociologie des bilatérales !

Ils ne veulent pas signer, mais ils signeront quand même, c’est déjà décidé.

Les pressions gouvernementales et patronales organisées sur les organisations syndicales, les séances de négociations de couloirs ont été bon train. En effet, entre les séances officielles, pendant lesquelles chaque négociateur entend les questions, les réponses et les commentaires de chacun, il existe aujourd’hui un nouveau concept, les « bilatérales ». Un joli nom pour couvrir des petits arrangements entre amis, ce que j’appelle moi les négociations de couloirs. Grâce à ces « bilatérales », il est loisible dans une confidentialité relative d’organiser de préparer des scénarios pour donner à chaque organisation, une apparence d’efficacité, une apparence d’organisation responsable et ouverte à la négociation et de prétendre finalement reconnaître les concessions « obtenues » (convenues) de l’autre partie.

Cependant, « on peut mentir une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à une personne, mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde ». Cette arnaque est aujourd’hui éculée, la comédie nous a déjà été jouée à plusieurs reprises. La représentation se déroule en trois actes :

 

roulement de tambour

Le « making off » des négo

  • On prétend tous être offusqué des provocations faites par le MEDEF, et que c’est inadmissible, etc. Cependant, on est pour le dialogue et on reste pour négocier quand même (le niveau de départ est de moins 100% de droit pour les salariés et la mort programmée des syndicats eux-mêmes) ;
  • On négocie et on affirme ne pas accepter de tel remise en cause et que c’est un scandale, etc. Le MEDEF fait des petits reculs en organisant le suspense et en faisant voir combien cela lui coûte de renoncer à certaines de ses revendications.
  • Je joue le suspense

    On fait durer ça fait sérieux

  • A la dernière minute, les syndicats responsables et au nom de l’intérêt national, vont prendre en compte les « concessions consenties » par le MEDEF, vont signer un accord interprofessionnel nationale qui « préserve » l’essentiel, de moins 100% à moins 50% de droit pour les salariés

En fait, Ils pourront dire la tête haute « on s’est battu » autant que l’on a pu, on a sauvé tout ce qu’on pouvait et la perte est la moins élevé possible. Dans une certaine mesure ce sera aussi vrai que faux. Le seul gagnant de ce grand théâtre, C’est le MEDEF.

Donc je vous raconte la fin de la pièce avant la tombée du rideau : CFDT va Signer, CFTC va signer et CFE-CGC va signer la disparition des CHSCT. Alors que rien ne les y oblige.

http://urlz.fr/15Xk

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